Hayley Atwell, agent(e) Peggy Carter

Hayley Atwell, agent(e) Peggy Carter

Cette semaine, je n'ai pas perdu mon temps en regardant la première saison d'Agent Carter de Christopher Markus et Stephen McFelly comportant huit épisodes de quarante-deux minutes.

Agent Carter, c'est tout simplement la suite de Captain America, le premier film. Alors pour tous ceux qui, comme moi, apprécient l'univers de Marvel sans être incollables, vous n'aurez pas forcément besoin d'être à la page sur tous les films de la franchise (Captain America II, Les gardiens de la galaxie...) et les séries qui ont suivies (agent of S.H.I.E.L.D ...) pour regarder la série.

RESUME PETITS SPOILERS

Dans le monde de l'après-guerre, Peggy Carter (Hayley Atwell), l'ancienne agent(e) de liaison et amie de Steve Rogers (Captain America) est la seule femme "agent" de la SSR. Et pour cause... Les femmes ont beau avoir contribué à l'effort de guerre, elles sont quand même plus utiles à servir le café et répondre au téléphone... HUM! Seulement Peggy est une femme d'action et elle compte bien revenir sur le terrain le plus rapidement possible pour prouver sa valeur. Alors lorsque son ancien ami et collègue, Monsieur Stark, est accusé d'avoir trahi son pays en revendant des armes de son cru aux communistes, elle va endosser le costume de l'agent double pour faire la lumière sur toute cette affaire.

Et on ne s'ennuie pas un instant! Tous les éléments sont réunis pour nous captiver. Les inventions de Monsieur Stark rivalisent de folie; les grands méchants ont des cicatrices étranges et des têtes de tueurs; on se retrouve dans des écoles de formation d'agents secrets pour les enfants; il y a du suspens, des morts, des blessés... Et surtout, pas histoire d'amour chamallow pour parasiter tout ça!

CRITIQUE

En commençant à regarder Agent Carter, je me suis dit "ok bon Marvel. On va retomber dans les mêmes codes de super héros, passer un bon moment, sans plus." Et bien pas du tout!

Agent Carter, c'est le Alias des temps passés avec une héroïne forte qui crève l'écran sans rentrer pourtant dans les clichés de la femme fatale. Alors bien sûr, elle porte fabuleusement le rouge quand tout le monde s'en tient aux couleurs sombres mais ce qui la rend attachante, c'est son combat et son histoire. Peggy est une femme dans un monde d'hommes. Elle a combattu pendant la guerre de la même manière que l'autre sexe et pourtant, elle n'est pas traitée à sa juste valeur. Qu'à cela ne tienne, elle va donc prendre les rênes de sa propre vie et mettre un bon coup de pied à tous les clichés de manière humoristique le plus souvent. C'est donc une série résolument féministe! Et comme les séries ont souvent tendance à refléter les problématiques de la société, je dirai que Peggy tombe à point nommé car qui regardera la série (se situant je le rappelle pendant l'après-guerre) y retrouvera des remarques sexistes troublantes ayant encore leur place de nos jours. A bon entendeur...

Au-delà de ça, l'histoire est bien menée. Jarvis, interprété par James D'Arcy est un majordome prévenant et drôle dans le style british qui assiste Mademoiselle Carter dans son enquête. Il prend une place essentielle dans l'intrigue et pour moi qui était habituée au Jarvis électronique des films d'Iron Man, j'adore la version humaine.

Ensuite il y a un petit plaisir... Celui de retrouver l'un des acteurs des séries de mon enfance, Chad Michael Murray (One Tree Hill), qui campe un agent de la SRR un peu retord, assez macho et hanté par les images de la guerre. L'on est content de le revoir sur les écrans de télévisions mais son personnage manque encore de relief. Il paraît peut-être trop jeune pour le rôle qu'on lui propose. Mais j'attends avec impatience la saison 2 pour voir l'évolution de ce personnage.

Je conseille donc la série Agent Carter. Elle fait passer le temps de manière agréable. Je ne suis pas sûre de pouvoir la classer dans les meilleures séries du moment (Alias avait quand même beaucoup plus de punch), mais elle vaut clairement le coup d'œil.

 

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