affiche Fantastic Four, image du net

affiche Fantastic Four, image du net

Avant-hier, je n'ai pas vraiment perdu mon temps en regardant le énième Fanstatic Four, celui-ci de Josh Trank, d'après le scénario de Jeremy Slater, Simon Kinberg et Josh Trank avec Miles Teller, Michael B. Jordan, Kate Mara et Jamie Bell.

Fantastic Four c'est le reboot de Fanstatic Four de Tim Story auquel avait succédé Fantastic Four: Rise of the silver surfer de Tim Story là aussi. Il y a de quoi se perdre avec tous ces Marvel et ces fantastiques qui ne sont donc plus quatre mais huit au final (j'en oublie sans doute d'autres...). Bref. Comme dans Fantastic Four de Tim Story, Fanstastic Four de Josh Trank nous replonge dans la renaissance de ces quatre super héros et finalement, on se rend compte qu'on ne savait pas toute l'histoire.

RESUME

Alors d'après ce dont je me rappelle du premier Fanstastic Four, Richards Reed était maqué avec Susan Storm ou Jessica Alba, qui avait un frère Johnny Storm qui était une espèce de tête brûlée astronaute. Ensuite il y avait un mec un peu balourd avec la boule à zéro qu'on aurait cru sorti de sa caravane (était-ce le chanteur de Aqua?), Ben Grimm, lui-même amouraché d'une Barbie blonde. Je ne sais plus vraiment ce qui se passe dans cet épisode qui n'est pas resté dans mon esprit comme une anthologie du cinéma, mais il me semble qu'on y voyait déjà la transformation des quatre sus-cités en super héros et héroïne et le passage du côté obscur de la force du fameux Victor Von Doom, propriétaire d'une grosse industrie (de quoi? va-t'en savoir...). Attention, dix ans plus tard, l'histoire change en restant presque la même: Susan Storm (va-t'en savoir pourquoi) est adoptée par une famille afro-américaine à la seule figure paternelle représentée sous les traits d'un directeur d'école secrète recrutant des jeunes génies pour un projet de fabrication de machine pour voyages spatio-temporels. OK.

Nous suivons les premiers balbutiements scientifiques de Reed Richards (où est le nom du prénom reste le plus grand mystère de ce comics pour moi) de ses jeunes années d'écolier à ses jeunes années de scientifiques au sein de l'école secrète. Bref, on insiste sur le fait qu'ils sont tous jeunes, mais ont quand même un background long comme le Nil. OK. Johnny Storm est un rebelle mécanicien qui ne rêve que de jouer dans Fast and Furious (7, 8, 12? Là non plus je ne sais plus). Mais attention, son papounet lui dit qu'il ne récupèrera sa voiture que s'il aide à monter la machine spatio-temporelle. OUH! Rebelle! OK. Et enfin, nous avons Ben Grimm, l'"ami" d'enfance de Reed qui n'est plus dans sa caravane, mais dans une casse de voiture. VOILA, VOILA... Bon, ne soyons pas mauvais juge trop vite, il s'agit d'un reboot. Donc, on est censé tout oublier de ce que l'on connaît pour adhérer au renouveau. Et si l'on est bien disposé, ça fonctionne. Nous voilà plongés dans l'univers fascinant d'un petit génie un peu solitaire qui se retrouve à construire une mini machine spatio-temporelle dans son garage et finit par être recruté pour un projet de plus grande ampleur dans une mystérieuse université scientifique. Le projet terminé, il décide avec les autres inventeurs et de manière non officielle, d'être le premier humain à tester la machine et de partir dans cet univers parallèle. Mais rien ne se passe comme prévu et Victor Van Doom se retrouve piégé dans ce monde de terre et de forces lumineuses alors que Ben Grimm est recouvert par la terre durant le voyage du retour, et que Susan Storm, qui les a aidés à revenir, est irradiée par cette force venue d'un autre monde. Les voilà donc dotés de pouvoirs extraordinaires mais enfermés comme des rats de laboratoire par le gouvernement américain. Seul Reed réussit à s'échapper. Mais le gouvernement aimerait bien retourner dans ce nouveau monde pour en épuiser les ressources. Alors, ils construisent une nouvelle machine et retournent sur la planète aride. Et là, patatra, Victor Van Doom est vivant... Je n'en dis pas plus.

CRITIQUE

Je suis surprise et plutôt positivement par ce nouvel opus de Fantastic Four. En lisant les critiques du film, je m'attendais à une vraie daube. C'est d'ailleurs un peu pour ça que je l'ai regardé. On parlait d'un film long, sans consistance qui n'a d'intéressant que les images de synthèse du voyage spatio-temporel.

Eh bien, je ne suis pas d'accord! J'ai trouvé ce film très divertissant. Pour une fois, on ne cherche pas à tout prix à mettre en scène un grand méchant tout du long qui tuerait ou enlèverait un être aimé du héros. Josh Trank prend son temps pour nous expliquer comment Reed se passionne pour le voyage spatio-temporel, et comment, comme tous les génies que l'on connait, il confectionne sa machine dans son garage. La suite demande un peu d'ouverture d'esprit puisque nous ne savons pas vraiment quel est le fonctionnement de cette mystérieuse université scientifique pour les génies. Les seules clefs dont nous disposons sont les visites des investisseurs du projet qui semblent appartenir à l'échelon le plus haut de la machine industrielle et militaire américaine.

Pour ne pas nous tenir trop longtemps, et c'est mon seul regret, on nous sert du "quelques années plus tard". Bon, on voit qu'ils ont tous une belle maîtrise de leur pouvoir, mais là aussi, ce qui est intéressant c'est que l'on ne cherche pas à tous les coller ensemble pour en faire des supers soldats. Josh Trank prend une nouvelle fois le temps de nous expliquer les états d'âme de chaque personnage. Certains se mettent au service du gouvernement quand d'autres refusent ou se cachent. C'est frais, c'est innovant et c'est très intéressant d'un point de vue psychologique.

La dernière partie, le retour de Van Doom, est selon moi la partie du scénario qui aurait pu soit être développée entièrement, soit coupée. On en a suffisamment après le premier voyage et l'apprentissage des pouvoirs... Pourquoi vouloir à tout prix nous coller un grand méchant? Oui alors là, ça dégénère. On a des trous noirs qui engloutissent des voitures. Des sanglots, de cris et des larmes! Et même des morts... Non, vraiment ça, on aurait pu s'en passer! C'est inutile, parasitant, en effet pour le coup, sans consistance ni saveur, c'est sec, plat et complètement décevant par rapport au reste.

Conclusion, je vous d'aller voir Fanstatic Four de Josh Trank. Vous allez hurler et pester à la fin comme tout le monde mais la plus grande partie du film est agréable, distrayante et intéressante. Je salue la performance du jeune acteur qui interprète Reed enfant et qui a de beaux jours devant lui.

 

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