Affiche du film, Mission Impossible: Rogue Nation

Affiche du film, Mission Impossible: Rogue Nation

Hier soir, je n'ai pas perdu mon temps en allant voir le petit dernier de la série Mission Impossible, intitulé Rogue Nation, et réalisé par Christopher McQuarrie avec Tom Cruise, Rebecca Ferguson, Simnon Pegg, Jeremy Renner, Ving Rhames et Sean Harris.

RESUME

Mission Impossible, c'est toujours un peu la même histoire. Un grand méchant qui veut faire tout sauter; l'équipe d'agents secrets américains qui l'en empêche.

Là, bien entendu, l'on reprend ces codes, mais pas seulement.

Rogue Nation, c'est plutôt l'histoire d'une énorme supercherie d'espions. Tant et si bien que, si l'on a l'esprit un peu cartésien, l'on a du mal à dire qui est de quel côté avant d'avoir vu la fin du film. Ethan Hunt à l'instar de James Bond dans Meurs un autre jour, est devenu un paria puisqu'il a été capturé par l'ennemi et se fait gentiment passer à la questionette dans les égouts de Londres. Avec ceci de plus qu'il était déjà peu apprécié chez lui à cause de sa légère tendance à détruire des monuments historiques... Et avec ça de moins qu'il échappe clairement à la torture que doit subir notre pauvre James... (Il reçoit un ou deux petits coups de poing alors qu'on nous promettait un briseur de nonos et une maîtresse des poisons. Bon, peut mieux faire). Mais, il est rapidement libéré par un agent double britannique qui va être le fil rouge de cet opus qui nous balade un peu partout dans le monde.

Venise, Londres, Washington, le Maroc... Il y a certainement même un peu de Russie et d'Asie mais l'on ne nous dit pas tout. Bref, l'on se jette à la poursuite de la mystérieuse brune qui a infiltré une organisation appelée le Syndicat, dirigée par un mania de la chirurgie esthétique, qui a réussi à prétendre que des dizaines d'agents secrets de toutes nations étaient morts, pour les recruter ensuite dans son organisation secrète. Maintenant, bien entendu, il faut les payer et les sous sont bloqués sur un serveur en plein milieu du désert marocain, accessible seulement par une personne ayant les codes de trois portes et une démarche particulière. MISSION IMPOSSIBLE.

Une fois encore, je vous laisse découvrir la suite. A grand renfort de joujoux, Ethan Hun et son équipe vont-ils réussir cette mission? Quelles seront les conséquences? CRITIQUE (PETITS SPOILERS)

J'avais quelques réticences à aller voir ce film malgré les éloges que j'avais entendus ici et là. D'abord parce que j'ai une aversion certaine pour les choix de vie de Tom Cruise à qui je ne comptais pas donner un centime, et ensuite parce que lorsque je vais voir un Mission Impossible, j'ai toujours cette sensation de boire de la bière. Ce n'est pas mauvais au début mais au réveil vous avez la bouche pâteuse et l'haleine fétide. Bon je me suis laissée convaincre et j'ai bien fait. Pour celui-ci, l'effet kisscool du breuvage germanique est amoindri. J'ai été surprise par deux choses: les cascades et l'humour. Avouons-le, de nos jours, il est difficile de faire quelque chose de vraiment innovant en terme de sensationnel. Quand on a vu Mad Max, Fast and Furious et autres films d'action à gros budget, l'on est plus vraiment impressionné par tous les boumboum badaboum. Eh bien, ils ont fait mieux! Définitivement, la scène du conduit hydraulique nous tient agrippée à nos sièges. Je me suis même surprise à essayer de tenir ma respiration en même temps qu'Ethan Hunt pour voir si je pourrais y arriver! Et je n'étais pas la seule dans le cinéma, je tiens à le préciser. (La réponse est non mais je suis sûre que c'est parce que trois minutes vie réelle, c'est dix minutes au cinéma!)

Et puis il y a Simon Pegg. Dans ce nouvel épisode, c'est vraiment lui qui tient les rênes. Il est franchement hilarant du début à la fin.

Ce qui me déçoit en revanche avec l'effet kisscool breuvage germanique, c'est l'histoire. Comment peut-on venir avec une idée sympa et la sous-exploiter autant? Je m'explique. L'idée de départ, c'est plusieurs agents qui trahissent leurs pays pour rentrer dans cette organisation secrète. Là déjà, je me dis que SPECTRE a intérêt à bien innover pour éviter la redite. Mais ici, l'on ne voit tout bonnement que deux pauvres agents qui ont réellement trahi. Où sont les dizaines d'agents dont nous parlaient Hunt au départ? Le syndicat n'est finalement pas si méchant à mon avis. Et puis il manque quelque chose! Le méchant n'est pas méchant. Il ne tue personne à part une pauvre fille inconnue au départ et un pauvre mec inconnu qui savait pas se battre au milieu. Oh oui! J'oubliais le pauvre ministre et sa femme... Mais ça n'a pas franchement de sens. Il n'y a pas de vrais enjeux... Vraiment, les scénaristes auraient pu exploiter le passé du grand méchant un peu mieux, la construction de l'organisation, leur but et le personnage de Rebecca Ferguson. L'on nous dit que c'était un projet mis en place par une agence d'espions qui leur a échappé mais de mon point de vue, ce n'est pas un si gros problème. En tout cas, rien d'impossible à gérer. Et pour un film qui a comme nom "Mission Impossible" c'est un peu "Mission très facile avec une partie impossible qui ne servait à rien". Quel est le but du Syndicat??? Et en voulant éviter le cliché du sauvetage de la demoiselle en détresse, ils passent à côté d'un atout majeur. Il n'y a pas un seul moment où je me suis dit qu'elle risquait vraiment sa peau Rebecca Ferguson et pourtant, c'est tout l'enjeu de son personnage. FLOP. S'ils voulaient vraiment montrer que c'est une femme forte, ils auraient dû laisser planer le doute sur son camp bien plus longtemps... C'est un peu dommage. Je ne regrette donc pas d'être allée voir Mission Impossible: Rogue Nation. C'est un film qui vous en donne pour votre argent. Vous passez un bon moment à rire, à retenir votre souffle (littéralement) et vous sortez satisfait... Mais attention à l'effet kisscool breuvage germanique. La franchise pourrait bien mériter un coup de polish sur l'écriture. Toujours en salle, je conseille donc Mission Impossible: Rogue Nation.

 

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